Prédication disponible en format audio.

 

Les lectures de ce jour nous renvoient à nouveau à la personne de Jean le Baptiste et également à la loi et au péché.

La question de la conversion est toujours présente.

Quand péchons-nous ? Quand nous transgressons la loi.

Que dit la loi? D’aimer Dieu et d’aimer son frère comme soi-même.

Comment aimer Dieu? En le mettant à la première place.

Pour celui qui a reçu la foi, ne pas mettre Dieu à la première place est le péché par excellence…

Ne pas aimer notre frère comme nous-même nous dit si réellement ou non, nous l’avons mis à la première place.

Voici un cas pratique de cette réalité : la place donnée au Père Noël à Noël est terrible car elle prend la place de Dieu dans le cœur des enfants. Aucune famille chrétienne ne devrait faire de la place au Père Noël. Nous sommes responsables du détournement du cœur de nos enfants qui devraient entendre l’appel à contempler et à répondre à l’amour du Fils de Dieu fait Homme. Faites simplement une recherche sur le net pour trouver un Père Noël à genoux dans la crèche… De mon côté, je n’ai rien trouvé: Le Père Noël nous détourne de l’Enfant Jésus! Voyez vous-même avec les enfants autour de vous; Leur attachement aux cadeaux comme geste d’amour qu’ils désirent tout naturellement fait qu’un père Noël qui apporte les cadeaux est plus important que Jésus qui apporte quelque chose d’impalpable pour eux. Quand ma mère était petite c’était toujours Jésus qui apportait les cadeaux.

Vous dites peut-être que j’exagère… que j’accuse indument le pauvre Père Noël de biens des maux.

Pourtant Noël est l’occasion de découvrir avec Jean le Baptiste la différence entre dénoncer et accuser. Accuser est faire l’œuvre du diable, l’accusateur des frères.

Mais dénoncer est simplement lever le voile sur le péché non pas pour condamner mais pour permettre d’accueillir celui qui sauve, être témoin avec Jean Baptiste de Celui qui baptise dans l’Esprit et ainsi nous donne la vraie vie.

L’exercice est périlleux car il peut mener à une critique destructrice. Mais il est aussi et surtout périlleux aujourd’hui car si vous dénoncez, vous êtes accusé d’être un accusateur par ceux qui sont les fils de l’Accusateur, ceux qui dominent le monde et ne veulent pas du Sauveur qui est la Vérité:

Dans le paragraphe qui suit, je vais volontairement laisser des trous pour ne pas être sous le coup de la censure d’où qu’elle vienne…

Dites que l’avortement est intrinsèquement un « _________ » et vous êtes coupable d’entrave à un soi-disant droit fondamental de la femme. Dites que l’homosexualité est un comportement « _________ » et vous êtes homophobe. Dites que l’accueil des migrants doit se faire aussi dans le respect de l’identité des nations et de leur capacité d’accueil et vous êtes nationaliste et xénophobe. Dites que les médias sont à la solde de ceux qui détiennent le pouvoir simplement lorsqu’ils refusent de vérifier leurs sources qui sont contrôlées par 4 ou 5 agences internationales et  vous êtes un complotiste. Dénoncez en Eglise telle ou telle chose douteuse et vous pouvez également être accusé d’être un obstacle à l’unité ou un faiseur de scandale.

Pourtant est-il possible de prétendre connaître Jésus si l’on refuse qu’il se soit manifesté pour enlever les péchés? Ne faut-il pas que, discrètement et s’il le faut publiquement, des péchés soient dénoncés pour que toujours plus de personnes puissent connaître en vérité Jésus, le Prince de la Paix ?

Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Le Prince de la Paix est dans la mangeoire. Il est venu enlever le péché du monde. Si personne ne dénonce plus le péché, qui pourra encore le reconnaître comme celui qui enlève le péché?

Comme Marie le rappelait à Fatima, les erreurs se diffusent. Elle dénonce les erreurs et pas un régime politique. Et croire que la chute de l’URSS et du mur de Berlin a vu le triomphe de la liberté est un mensonge bien plus qu’historique. Notre monde n’a jamais été autant sous le coup du péché et du mensonge. L’esclavage au péché n’a jamais été aussi banalisé. Notre monde n’a jamais été aussi accusateur de ceux qui dénoncent. Et en même temps il faut toujours accuser quelqu’un ou un groupe ou un pays ou une race ou un groupe religieux d’être le responsable du malheur des autres. La lutte des classes, dans ses formes les plus radicales à ses formes les mieux habillées, séduit toujours beaucoup d’hommes. Ainsi aujourd’hui les erreurs ne sont que difficilement dénoncées et parallèlement les hommes s’accusent de plus en plus de tous les maux.

Pourtant, dans la mesure où je dénonce le péché, je me reconnais pécheur et j’aide mes frères à faire de même pour accueillir le Prince de la Paix qui me sauve en me donnant l’objet de sa venue: l’Esprit Saint qui me fait Fils de Dieu. Car voici l’objet de la venue de Jésus qui va avec notre libération du péché: C’est l’Esprit Saint qui me fait fils de Dieu.

Prions:

Seigneur, merci d’avoir manifesté ton amour qui me sauve et me permet d’être juste. Tu es la lumière sur ma route.

Donne-moi d’oser dénoncer le péché avec humilité et force et rends-moi insensible aux attaques de l’Accusateur. Qu’ainsi j’aide mes frères à te reconnaître comme celui qui est venu nous libérer et nous apporter le but de notre vie: l’Esprit Saint.

Saint Esprit, fais nous entrer dans la Paix divine, celle qui vivifie, et donne-nous de rejeter la fausse paix du monde qui nous dit de nous taire et qui génère les accusations qui divisent les hommes.

Saint Esprit, je t’adore.

 

Richard Clause, laic.

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